La douleur – Pour dire et soulager sa douleur

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Comment exprimer la douleur ? Vous avez mal ou peur ? Vous cherchez des moyens pour réduire votre peur et votre douleur ? Vous voulez aider quelqu’un à exprimer sa peur ou sa douleur ?   Dans cette BD, découvrez comment communiquer sa peur ou sa douleur autrement qu’avec des mots ainsi...
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Comment exprimer la douleur ?

Vous avez mal ou peur ? Vous cherchez des moyens pour réduire votre peur et votre douleur ? Vous voulez aider quelqu’un à exprimer sa peur ou sa douleur ?   Dans cette BD, découvrez comment communiquer sa peur ou sa douleur autrement qu’avec des mots ainsi que les moyens médicaux pour réduire ou supprimer la sensation de douleur.

Qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes. » La douleur relève du ressenti de chacun, de sa subjectivité.   Lorsque l’on a mal, l’origine de la douleur n’est pas toujours visible à l’œil nu, mais elle est pourtant bien réelle. Parfois il faut du temps pour poser un diagnostic, d’autant plus qu’il est complexe de quantifier et caractériser une douleur.

Comment décrire ma douleur ?

Décrire sa douleur n’est pas simple et est pourtant essentiel pour en trouver la cause et proposer une stratégie thérapeutique adaptée. Voici des pistes pour caractériser votre douleur :
  • • la douleur ressemble à un battement, à des pulsations, à un élancement, à des éclairs, à des décharges électriques, à des coups de marteau, à une irradiation, à une piqûre, à une coupure, à un coup de poignard, à des picotements, à des fourmillements, à des démangeaisons, à un engourdissement, à une lourdeur, à un pincement, à un serrement, à une compression, à un étau, à un broiement, à un tiraillement, à un étirement, à une distension, à une déchirure, à une torsion, à un arrachement, à de la chaleur, à une brûlure, à du froid, à de la glace. Elle est rayonnante, sourde, pénétrante, transperçante.
  • • la douleur est fatigante, épuisante, éreintante, nauséeuse, suffocante, syncopale, inquiétante, oppressante, angoissante, harcelante, obsédante, cruelle, torturante, suppliciante, gênante, désagréable, pénible, insupportable, énervante, exaspérante, horripilante, déprimante, suicidaire.
  • • la douleur est située profondément à l’intérieur du corps ou à la surface de la peau.
  Vous pouvez aussi vous demander quand vous avez mal (la journée, la nuit, les deux), ce qui provoque votre douleur (marcher, être immobile, le contact, la chaleur, la fraicheur), ce qui calme votre douleur et enfin son intensité.

Comment dire que je ressens de la peur ou de la douleur ?

Si vous ressentez de la peur ou de la douleur, vous pouvez :
  • • parler ;
  • • montrer là où vous avez mal sur vous-même ou sur un dessin ;
  • • utiliser votre classeur de communication ;
  • • utiliser une réglette ou une échelle ;
  • • vous faire aider par un aidant ou un professionnel de santé.

Comment mesurer l’intensité de la douleur ?

Il existe des échelles pour évaluer l’intensité d’une douleur. Les différentes échelles de la douleur sont utilisées par les soignants dans le but de vous donner le traitement le plus efficace possible :
  • • l’Echelle Visuelle Analogique (EVA). C’est l’échelle de référence qui peut être utilisée dès 5 ans.
  • • les échelles CHEOPS (Children’s Hospital of Eastern Ontario Pain Scale) et OPS (Objective Pain Scale), ainsi que le score d’Amiel-Tison qui peuvent être utilisés dès 1 an. Ces outils reposent sur une hétéro-évaluation, c’est-à-dire qu’une autre personne va remplir l’échelle en observant l’enfant.
  Dans tous les cas, lorsqu’un traitement anti-douleur a été prescrit, il est nécessaire d’évaluer la douleur au fil des heures afin de s’assurer que le traitement fonctionne. Toutes ces informations sont inscrites dans votre dossier médical (ou votre Dossier Médical Partagé si vous en avez un).

Quelles sont les causes de la douleur ?

La douleur peut avoir de multiples causes : une maladie comme un cancer, un accident comme une chute, une opération chirurgicale (douleur post-opératoire), un soin comme une prise de sang …   La douleur peut être aiguë ou chronique. C’est le droit de tout patient de bénéficier d’une prise en charge adaptée pour sa douleur dans le cadre d’une décision partagée avec son docteur, que cela soit un médicament anti-douleur ou un autre type de prise en charge (non médicamenteuse).   Néanmoins, il est possible de s’auto-médiquer pour les douleurs faibles, habituelles et passagères.

Quel est le médecin spécialiste de la douleur ?

Le médecin spécialiste de la douleur est appelé algologue. Il s’intéresse aux causes et au traitement de la douleur, autrement dit l’algologie. Il a fait 12 ans d’études. Si vous êtes suivi par un algologue, cela peut figurer sur votre Dossier Médical Partagé ou DMP.

Qu’est-ce qu’un Centre Anti-douleur ?

Les Centres Anti-douleur, diminutif de Centres d’Evaluation et de Traitement de la Douleur (CETD) sont des lieux dédiés à l’évaluation et au traitement de la douleur chronique. Ils ne disposent pas de lits d’hospitalisation, à l’inverse des Structures de prise en charge de la Douleur Chronique (SDC) qui proposent des lits et ont la même mission.   Vous devez disposer d’une prescription d’ordonnance de votre médecin ou de votre pédiatre (pour les moins de 18 ans) pour vous rendre dans un CETD ou dans un SDC. Il existe des consultations et des centres dédiés aux enfants uniquement.

Quels sont les médicaments pour avoir moins mal ?

La prise en charge de la douleur, aiguë et chronique, figure parmi les droits des patients. Il s’agit surtout de médicaments, soit antalgiques pour diminuer la douleur, soit analgésiques pour supprimer la douleur.   Les médicaments anti-douleur sont catégorisés selon leur puissance d’action en 3 paliers :
  • • Palier 1. Les antalgiques non opioïdes : paracétamol, AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens), salicylés (aspirine), antispasmodique et noramidopyrine.
  • • Palier 2. Les antalgiques opioïdes faibles : codéine, tramadol, dextropropoxyphène.
  • • Palier 3. Les antalgiques opioïdes forts : morphine et dérivés.
  Il existe différents modes d’administration de ces médicaments :
  • • par voie orale (per os) avec un comprimé ou une gélule à avaler avec un peu d’eau ou à dissoudre dans de l’eau ou sous forme de sirop à avaler.
  • • par voie transdermique avec des patchs à coller sur la peau, une sorte de gros autocollant. Le médicament diffuse alors en petite dose et en continu.
  • • par voie sous-cutanée (injection sous la peau) ou par voie intraveineuse (via une perfusion). L’effet est alors rapide et plus fort. La perfusion est souvent posée sur la main ou le bras, à l’hôpital ou dans une clinique par une infirmière. Vous pouvez mettre de la pommade qui anesthésie pour que la pose de la perfusion soit complètement indolore.
  • • grâce à une pompe appelée PCA (Analgésie Contrôlée par le Patient). Le patient décide alors du moment où il s’administre de la morphine, lorsqu’il en a besoin. Il s’agit de petites doses qui sont donc auto-administrées. Il est possible d’avoir une PCA à domicile, après une intervention chirurgicale par exemple.
  Le mode d’administration du médicament lui confère une certaine vitesse et durée d’action.

Quels sont les risques liés aux médicaments anti-douleurs ?

Les risques liés aux médicaments anti-douleurs sont surtout liés à un mauvais usage, par exemple la prise de paracétamol chez une personne qui a une maladie du foie.   A part cela, il peut y avoir :
  • • des effets secondaires mais ils sont connus et inscrits dans la notice d’utilisation : constipation, somnolence, vertiges…
  • • le développement d’une dépendance et d’une addiction, comme pour le tabac, le cannabis ou l’alcool;
  • • le développement d’une tolérance qui fait que l’organisme s’habitue au médicament et qu’il est moins efficace ;
  • • une surdose qui peut engendrer un arrêt respiratoire.

Comment bien utiliser un médicament anti-douleur ?

Comme pour tout médicament, il est important de bien utiliser les médicaments analgésiques et antalgiques :
  • • ne pas augmenter la dose au-delà de ce que votre médecin vous a prescrit ;
  • • ne pas consommer le médicament davantage de temps que ce que votre docteur vous a prescrit ;
  • • ne pas interrompre soudainement le traitement car des effets indésirables peuvent apparaître (sensation de manque, transpiration, douleurs musculaires, insomnies) ;
  • • ne pas donner le médicament à une autre personne.

Quelles sont les prises en charge non médicamenteuses de la douleur ?

Certaines situations nécessitent absolument la consommation de médicaments anti-douleur. D’autres situations sont adaptées à une prise en charge non médicamenteuse :
  • • l’hypnose ;
  • • le MEOPA ;
  • • l’éducation à la douleur ;
  • • la chirurgie ;
  • • les techniques manuelles (kinésithérapie, massage, ostéopathie) ;
  • • la psychothérapie, par exemple la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC).

Qu’est-ce que le MEOPA ?

Le MEOPA est un gaz que l’on respire dans un masque pour avoir moins mal (effet analgésique) et pour être plus détendu (effet anxiolytique) durant un soin. Il peut être utilisé par des enfants et des adultes, uniquement pour des soins ou des actes médicaux de courte durée : fracture, points de suture, ponction lombaire, prise de sang, soins bucco-dentaires (détartrage, soin d’une carie, pose d’une couronne, dent à retirer).   Ce n’est pas une anesthésie, car il n’entraîne pas de perte de conscience.   Le MEOPA peut être délivré à l’hôpital, en clinique ou en cabinet de ville par des professionnels de santé ayant bénéficié d’une formation spécifique. Il présente certaines contre-indications.

A quoi servent les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs visent à accompagner une personne en fin de vie à cause d’une maladie incurable par exemple. Ils concernent tout le monde, enfants comme adultes.   L’objectif est de prévenir et de soulager les douleurs physiques et psychologiques pour la personne en fin de vie mais aussi ses proches.