Le cannabis et ma santé
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Patient :
Femme
Homme
Particularités :
Moteur
Vous fumez du cannabis ? Vous vous sentez dépendant ? Vous avez besoin d’aide pour arrêter ou vous souhaitez aider quelqu’un qui a une addiction au cannabis ? Vous voulez mieux comprendre les dangers du cannabis sur votre santé ?
Dans cette BD, découvrez ce qu’est le cannabis, comment il se consomme, quelles sont ses répercussions sur la santé et comment arrêter d’en consommer.
Le cannabis est un genre botanique rassemblant plusieurs plantes originaires d’Asie centrale ou d’Asie du Sud de la famille des Cannabaceae. Le cannabis se présente sous plusieurs formes :
Il existe beaucoup de mots pour désigner le cannabis : marijuana, ganja, beuh, zeb, weed, zamal, haschisch, h, shit, teuchi, chichon, chocolate…
Le cannabis est une substance psychoactive.
Une substance psychoactive est un produit qui affecte les processus mentaux comme les fonctions cognitives (mémoire, langage, apprentissage, attention, perception, prise de décision, etc.). Parmi les substances psychoactives, on trouve aussi l’alcool, certains médicaments (anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs, antalgiques) et d’autres drogues (cocaïne, crack, héroïne, amphétamines, ectasy, etc.).
L’usage de substances psychoactives peut entraîner une dépendance. Le sevrage en milieu médical pourra alors faire cesser l’addiction.
Le plus souvent, le cannabis se fume, mélangé avec du tabac. On appelle ça un bédo, un oinj, un joint, un pet, un stick… Il peut aussi être fumé dans une pipe (shilom) ou avec une pipe à eau (bang, narghilé).
Il peut aussi se consommer sous forme de gâteau ou d’infusion.
THC signifie Tétrahydrocannabinol. C’est le principe actif responsable des effets du cannabis. Plus la concentration en THC est élevée, plus les effets sur l’organisme sont importants.
On compte en moyenne que l’herbe et la résine sont composés à 10% de THC et l’huile à 30%
Le CBD ou cannabidiol est une molécule présente dans le cannabis.
Le cannabis est interdit par la loi : c’est une drogue classée parmi les stupéfiants dangereux pour votre santé. Il est interdit de faire pousser, de consommer, d’acheter et de vendre du cannabis ainsi que d’en avoir chez vous ou sur vous.
Le cannabis génère généralement un état de relaxation, de détente voire d’euphorie. Il peut aussi y avoir une perception intense de l’environnement, particulièrement des sons.
Les effets secondaires du cannabis sont très fréquents mais passagers :
Un usage régulier et à long terme expose à des risques de :
Ces risques sont augmentés si le cannabis est consommé avec du tabac.
Il y a aussi un risque d’ischémie (baisse de l’apport en sang aux membres inférieurs) et de syndrome d’hyperémèse cannabinoïde ou syndrome cannabinoïde (douleurs abdominales, nausées et vomissements régulières).
La consommation de cannabis altére l’équilibre hormonal chez l’homme et la femme. Chez l’homme, la production de sperme est diminuée, les spermatozoïdes sont moins mobiles et leur durée de vie diminue. Chez la femme, les risques d’infertilité, de développer des kystes de l’ovaire et de faire une fausse-couche ou une grossesse extra-utérine sont augmentés.
Il est particulièrement déconseillé de consommer du cannabis durant la grossesse, car il peut entraîner des complications comme une naissance prématurée. La vie de la mère et du fœtus peut être mise en danger. Lorsque le bébé a été exposé au cannabis durant la grossesse, il peut présenter des sursauts et des tremblements à la naissance de façon temporaire.
Oui ! Bad trip signifie « mauvais voyage » ou « mauvais délire ». Il désigne une intoxication aiguë à une substance hallucinogène comme le cannabis et se manifeste par des angoisses, une crise de phobie, de paranoïa, de panique ou une psychose. Dans ce dernier cas, le bad trip révèle une maladie mentale via une décompensation psychotique.
Non, le cannabis n’aide pas à mieux dormir, car il perturbe les cycles du sommeil. Souvent, les fumeurs réguliers de cannabis sont fatigués et ont du mal à se réveiller. A court terme, la consommation de cannabis entraîne une somnolence et facilite l’endormissement, mais à long terme, le cannabis dégrade le sommeil qui n’est plus réparateur.
Oui, fumer du cannabis augmente l’appétit et les fringales, notamment vis-à-vis des aliments sucrés. Les sensations de faims et de soifs sont modifiées.
Oui, il est plus risqué de consommer du cannabis à l’adolescence qu’à l’âge adulte car le cerveau n’est pas complètement développé. Il est donc davantage vulnérable à l’exposition aux substances dites psychoactives que chez l’adulte. Une consommation régulière et précoce de cannabis, particulièrement avant 15 ans, est associée à un développement du cerveau freiné et à un plus grand risque de dépendance. Les capacités cognitives peuvent être dégradées sur le long terme : trouble de l’attention, temps de réaction, mémoire à court terme, capacité à prendre des décisions.
Oui, la consommation de cannabis serait l’un des facteurs favorisant le développement d’une schizophrénie chez les personnes souffrant de troubles anxieux ou de troubles de l’humeur. La consommation précoce et les fortes doses sont aussi des facteurs favorisants.
Cela reste rare car la majorité des fumeurs de cannabis ne développent pas de schizophrénie.
Quant aux personnes souffrant déjà d’un trouble psychiatrique (bipolarité, schizophrénie), prendre du cannabis a un impact négatif sur la maladie car cela accélère la survenue de symptômes et augmente l’intensité des crises et la fréquence des rechutes.
Il est possible de détecter le cannabis dans la salive, les urines et le sang. Même après l’arrêt de la consommation et si celle-ci est chronique, certaines molécules persistent :
Il s’agit d’estimations car cela dépend du produit consommé, du mode de consommation et de l’individu.
Le risque de dépendance au cannabis augmente à mesure que la consommation est régulière et prolongée. Le consommateur doit alors augmenter la dose pour atteindre les mêmes effets. On dit que le seuil de tolérance est abaissé.
Lorsque la personne manque de cannabis, elle peut ressentir :
Les symptômes et leur intensité diffèrent selon les personnes.
Pour arrêter le cannabis, vous devez le décider vous-même. C’est votre décision et pas celle des autres. Vous pouvez demander de l’aide à votre médecin, un infirmier, une infirmière ou un thérapeute.
Vous pouvez aussi vous faire aider par un professionnel de santé en appelant Drogue Info Service au 0 800 23 13 13, sur internet sur www.drogue-info-service.fr ou dans un centre de Consultations Jeunes Consommateurs (CJC). Vous pouvez appeler le 0 800 23 13 13 pour trouver un CJC près de chez vous.
Pour réduire les risques liés à l’usage de cannabis, il est préférable de :
Ils ont co-construit cette BD :