Quand la santé mentale vacille, il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ce que l’on traverse. On peut sentir que quelque chose ne va pas, sans réussir à comprendre quoi. Les pensées deviennent envahissantes, le comportement change, le rapport aux autres se modifie.
Ils peuvent, par exemple, demander depuis combien de temps le mal-être est présent ou si on a déjà pensé au suicide. Ces questions peuvent sembler délicates mais on sait maintenant qu’elles soulagent, au contraire, et qu’elles encouragent à chercher du soutien. Les proches peuvent aussi aider concrètement : prendre un rendez-vous, téléphoner à un service d’aide, accompagner lors des démarches.
Le soutien de l’entourage peut ainsi permettre d’accéder plus facilement à une aide par des professionnels de la santé mentale.
Quand parler à un proche n’est pas possible ou pas suffisant, on peut trouver d’autres ressources. On peut contacter une ligne d’écoute spécialisée dans le soutien psychologique, il en existe qui sont gratuites, anonymes et confidentielles. Ces services permettent de parler à des personnes formées à l’écoute, de ne plus se sentir seul et d’obtenir un premier soutien.
Le ou la médecin généraliste s’occupe de la santé physique mais aussi de la santé mentale, et il peut aider en cas de mal-être. Prendre rendez-vous permet de parler de ce que l’on ressent, d’être écouté et examiné.
Il ou elle peut poser des questions sur la vie quotidienne : le sommeil, l’appétit, l’énergie, le travail, les relations.
Il ou elle peut également prescrire des examens médicaux, comme une prise de sang, afin d’écarter certaines causes physiques pouvant influencer l’état psychique.
En fonction de la situation, le médecin peut orienter vers un professionnel de la santé mentale : un psychologue ou un psychiatre.
Dans certains cas, il peut prescrire des médicaments destinés à soulager les symptômes psychiques.
Le psychologue n’est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. Son travail repose sur l’écoute et la parole. Lors des consultations, la personne peut parler de ce qu’elle vit, de ce qu’elle ressent et de ses comportements.
Le ou la psychologue aide à mieux comprendre ses émotions et à trouver des stratégies face à des pensées négatives ou envahissantes.
Il ou elle peut proposer des exercices, par exemple de respiration ou de relaxation, afin de mieux gérer le stress et l’anxiété.
L’accompagnement peut durer dans le temps, avec plusieurs rendez-vous.
Le médecin psychiatre est un médecin spécialiste de la santé mentale. Il intervient lorsque les troubles sont plus importants ou persistants. Lors des consultations, il cherche à comprendre ce que ressent la personne : tristesse, colère, angoisse, peurs intenses.
Il s’intéresse également aux comportements : isolement, automutilation, consommation de drogues, troubles de l’alimentation, difficultés de concentration, crises de colère, gestes répétitifs.
Le psychiatre peut diagnostiquer un trouble psychique, c’est-à-dire mettre un nom sur la maladie. Il peut s’agir, par exemple, de troubles anxieux, de dépression, de troubles alimentaires ou de paranoïa. Poser un diagnostic permet d’accéder à une prise en charge adaptée.
En tant que médecin, il est autorisé à prescrire des médicaments et assure le suivi régulier du traitement et de ses éventuels effets indésirables. Il évalue s’il est nécessaire ou non de le poursuivre.
Les CMP sont des structures publiques et gratuites, présentes partout en France, situées au sein d’un hôpital ou en ville. Une équipe pluridisciplinaire accompagne les personnes : psychiatres, psychologues, infirmiers, éducateurs, assistants sociaux, ergothérapeutes.
Les CMP proposent des consultations individuelles mais aussi des groupes de parole ou des ateliers collectifs, avec des activités artistiques, des jeux de société ou de la cuisine.
Ces espaces permettent de rompre l’isolement et de partager son expérience avec d’autres personnes vivant des situations similaires.
Parfois, la souffrance devient trop intense. On peut traverser une crise suicidaire, se sentir tellement mal que l’envie de vivre disparaît. D’autres situations nécessitent aussi une aide immédiate : crises d’angoisse sévères, hallucinations, impossibilité de bouger ou de penser clairement.
Dans ces cas, il est essentiel de demander de l’aide en urgence ou qu’un proche le fasse. Les numéros d’urgence, gratuits, peuvent être contactés :
On peut vivre avec un trouble psychique et mener une vie épanouie. Avec un accompagnement adapté, il est possible de retrouver un équilibre et de se rétablir. Les traitements peuvent être ajustés, modifiés, diminués, ou encore arrêtés c’est un sujet dont on peut discuter avec le médecin. Il est essentiel de ne jamais arrêter un traitement seul.
Quand les soins et l’accompagnement sont adaptés, il est possible en fonction de ses souhaits de reprendre des projets, de retravailler, de renouer avec les activités et les relations qui comptent. La santé mentale peut se fragiliser, mais elle peut aussi se reconstruire, pas à pas, en misant sur ses propres ressources et avec de l’aide.
Pour en savoir plus, lire nos SantéBD :
Ce texte et cette BD ont bénéficié de la relecture de Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale en janvier 2026.