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La coloscopie

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La coloscopie est un examen pouvant être anxiogène. Pourtant, il est indolore et très efficace pour dépister des anomalies intestinales, voire pour pratiquer des actes chirurgicaux sans cicatrice. Comment se déroule une coloscopie ? Est-on endormi et est-ce que ça fait mal ? Découvrez notre nouvelle bande-dessinée “la coloscopie” de SantéBD et quelle maladie elle […]

La coloscopie est un examen pouvant être anxiogène. Pourtant, il est indolore et très efficace pour dépister des anomalies intestinales, voire pour pratiquer des actes chirurgicaux sans cicatrice. Comment se déroule une coloscopie ? Est-on endormi et est-ce que ça fait mal ? Découvrez notre nouvelle bande-dessinée “la coloscopie” de SantéBD et quelle maladie elle peut détecter.

Qu’est-ce qu’une coloscopie ?

La coloscopie est un examen d’imagerie médicale qui consiste à explorer le côlon et le rectum. Le côlon est le gros intestin, une sorte de gros tuyau dans le ventre permettant la digestion des aliments. Le rectum est l’extrémité du côlon par lequel passent les selles (matières fécales) avant d’être évacuées par l’anus.

La coloscopie permet de détecter une anomalie en cas de symptômes ou de saignement dans l’anus, mais aussi d’effectuer des prélèvements qui seront analysés. Parfois, le professionnel retire les lésions, comme des polypes, qui sont des masses localisées sur les muqueuses intestinales. Cet acte chirurgical s’appelle l’ablation et le médecin n’a pas besoin d’ouvrir le ventre pour soigner son patient.

Qui fait la coloscopie ?

Le médecin qui réalise cet examen d’imagerie est le gastro-entérologue. La coloscopie est pratiquée sous anesthésie générale. Une consultation avec un médecin anesthésiste est donc nécessaire environ une semaine avant le jour de l’examen.

Quel matériel pour une coloscopie ?

Lors d’une coloscopie, la gastro-entérologue regarde l’intérieur du gros intestin grâce à un instrument médical qui s’appelle le coloscope ou l’endoscope. Cet appareil comprend un tube fin, souple et long, mesurant entre 1,5 et 2 mètres de long. Ce tube est relié à une caméra miniature ainsi qu’à une petite lumière. Le coloscope est raccordé à un écran appelé moniteur, qui permet au gastro-entérologue de visualiser très précisément l’intérieur du côlon et du rectum.

L’avantage de cet examen est la possibilité d’insérer des instruments dans l’endoscope. Ces instruments, comme une pince ou un bistouri, permettent ainsi au médecin de réaliser des actes chirurgicaux sans nécessité de faire des incisions. Le patient n’a donc aucune cicatrice visible sur la peau. Si un prélèvement, nommé biopsie, est nécessaire ou une ablation des lésions comme les polypes, le gastro-entérologue le fait en même temps que l’examen pour éviter une seconde hospitalisation à son patient.

Pourquoi dois-je faire une coloscopie ?

Quatre principales raisons mènent le médecin à prescrire une coloscopie à son patient :

  1. Des symptômes intestinaux inexpliqués : douleurs au ventre, diarrhées répétées, constipation chronique, traces de sang dans les selles (rectorragie) ;
  2. Une maladie des intestins, comme le polype (boursouflure de l’intestin), la hernie inguinale, la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn ;
  3. En cas de dépistage du cancer colorectal confirmant la présence de sang dans les selles ;
  4. Une personne de la famille du patient (grand-parent, parent, etc.) a eu un cancer colorectal.

La coloscopie est un examen couramment pratiqué pour le dépistage du cancer colorectal. Plus tôt le cancer est détecté, plus les chances d’en guérir sont grandes.

Le cancer du côlon est le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme, derrière le cancer de la prostate et le cancer du poumon. Chez la femme, cette maladie est la deuxième plus fréquente, après le cancer du sein. Les antécédents personnels sont des facteurs de risque de développer le cancer colorectal, comme la présence de maladie inflammatoire chronique de l’intestin, tout comme un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum. L’hygiène de vie joue aussi un rôle particulièrement important dans la survenue de ce cancer, notamment la consommation de graisses animales et de viandes rouges, le tabagisme, l’alcoolisme, le surpoids et la sédentarité (absence d’activité physique).

Où faire la coloscopie ?

La coloscopie donne lieu à une hospitalisation de quelques heures. L’examen doit donc être réalisé dans un hôpital ou dans une clinique.

Que puis-je manger et boire avant une coloscopie ?

La coloscopie exige d’adapter son alimentation pendant les 3 jours précédant l’examen. Il s’agit d’un régime alimentaire sans fibres (sans résidu). Le patient peut manger des féculents, de la viande maigre ou du poisson blanc, des œufs, des biscottes, des yaourts ou des fromages blancs, du sucre, du miel et des fromages à pâte dure. Les aliments doivent idéalement être cuits à la vapeur ou au four, sans huile ni beurre. La consommation de thé, de tisane et de café reste possible.

Qu’est-ce que je ne dois ni manger ni boire avant l’examen ?

Pour éviter les résidus alimentaires, le patient doit éviter de manger des céréales complètes, des légumineuses, de la charcuterie ou de la viande grasse, les pâtisseries, le pain, les chips, les poissons gras, frits ou panés. Certains aliments considérés comme sains doivent également être proscrits pendant 3 jours, comme les fruits et les légumes crus et cuits. L’alcool, les jus de fruits avec pulpe ou le lait sont également interdits lors d’un régime alimentaire sans résidu.

Comment se préparer à la coloscopie ?

La coloscopie exige que le colon et le rectum soient vides. C’est pourquoi le gastro-entérologue prescrit une solution laxative à aller chercher en pharmacie. Le professionnel de santé explique comment préparer le liquide à boire pour purger les intestins. Des consignes sont également données, comme de boire la solution avec de l’eau fraîche et à la paille. L’environnement doit être calme et propice à la détente lorsque le patient boit ses 4 litres de solution laxative 1 jour avant la coloscopie. L’objectif du liquide est de provoquer des diarrhées. Il est donc recommandé de rester chez soi pour aller aux toilettes aussi souvent que nécessaire. Plus les selles sont claires, plus les intestins sont propres, offrant ainsi une vision nette au gastro-entérologue.

Que dois-je faire le jour de l’examen ?

Environ 3 heures avant l’examen, le patient ne doit ni manger, ni boire, ni fumer. Avant le rendez-vous, il est conseillé de prendre une douche. Une fois arrivé à l’hôpital, le patient est invité à attendre dans sa chambre après s’être habillé (charlotte, blouse) pour l’examen. Il est ensuite accompagné au bloc. Avant d’endormir le patient, le médecin anesthésiste lui demande de se placer sur le côté et de remonter les genoux vers la poitrine.

Comment se déroule la coloscopie ?

Le gastro-entérologue commence par introduire une minuscule caméra dans l’anus pour la faire remonter dans l’intestin grâce à un tube long et fin. Le médecin insuffle de l’air dans le côlon afin de le gonfler et d’étirer ses parois pour vérifier le plus de surface possible. La caméra est reliée à l’écran. Ainsi, le spécialiste peut visualiser l’intérieur de l’intestin et contrôler son état.

Si l’examen est normal, le médecin retire le coloscope et le patient va en salle de réveil.

Si le médecin constate quelque chose d’anormal, comme un polype ou une lésion, il insère des instruments chirurgicaux par le tube souple. Grâce à cette technique, il peut stopper un saignement, retirer un polype ou prélever un morceau d’intestin pour faire une biopsie. L’échantillon est alors envoyé au laboratoire pour être analysé.

Combien de temps dure l’examen ?

La coloscopie dure entre 20 et 30 minutes. Elle peut durer plus longtemps, 45 minutes, voire plus, en fonction des actes que pratique le gastro-entérologue.

Après la coloscopie

Une fois l’examen terminé, le patient reste en salle de réveil pendant une heure environ. Une fois réveillé, il est ramené dans sa chambre par le brancardier afin de prendre un repas. Il est normal de faire des gaz et d’avoir des crampes abdominales. Il est demandé au patient de rester une à deux heures le temps de voir le médecin, qui explique ce qu’il a vu lors de la coloscopie. Une ordonnance peut être prescrite ou le médecin peut donner un nouveau rendez-vous afin d’expliquer au patient les résultats d’analyse lorsqu’il aura reçu le compte-rendu de la biopsie. Après la coloscopie, le patient doit être raccompagné à son domicile par un proche. La nuit suivant l’examen, le patient ne doit pas rester seul.

Est-ce que la coloscopie fait mal ?

La coloscopie n’est pas un examen douloureux, puisqu’il est pratiqué sous anesthésie. Certains effets secondaires peuvent néanmoins apparaître, comme des douleurs abdominales.

Quand ai-je les résultats de ma coloscopie ?

Le gastro-entérologue explique au patient le déroulement de la coloscopie. Si une biopsie doit être réalisée, les résultats sont transmis au médecin 7 à 10 jours plus tard. Un second rendez-vous sera donc donné en cas de biopsie.

Quand dois-je appeler mon gastro-entérologue ?

Certains signes sont des symptômes d’alerte, qui doivent mener le patient à contacter son médecin :

  • Douleur abdominale vive et persistante ;
  • Saignement de l’anus ;
  • Apparition de fièvre.

La coloscopie est un examen très répandu. Elle est efficace pour dépister un cancer colorectal, découvrir une anomalie intestinale ou surveiller l’évolution d’une maladie inflammatoire. L’avantage principal de cette technique est double puisqu’une intervention chirurgicale peut avoir lieu en même temps, évitant ainsi une seconde hospitalisation.

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