Cette SantéBD consacrée à la santé mentale s’adresse à toutes les personnes qui sentent que leur équilibre psychique se fragilise et cherchent des repères pour demander de l’aide.
Comment reconnaître que l’on ne va pas bien ?
Voir sa santé mentale se déséquilibrer, c’est avant tout ne plus se sentir bien dans sa tête.
Les signes peuvent être multiples. Les pensées deviennent négatives, parfois très dures envers soi-même. On peut se dévaloriser, se sentir inutile, coupable ou incapable. Il devient difficile de se concentrer ou de trouver le sommeil.
Les comportements peuvent aussi changer : réactions plus vives, agitation, humeur changeante ou, au contraire, retrait et repli sur soi.
Pourquoi le quotidien devient-il plus difficile ?
Prendre soin de soi devient plus difficile. On peut trouver trop compliqué de se laver régulièrement, manger trop ou pas assez, dormir mal ou à des horaires décalés. Ces changements ne sont pas toujours évidents à comprendre. Parfois, on ne sait pas expliquer pourquoi on ne va pas bien. On essaie d’aller mieux mais, malgré les efforts, rien ne semble fonctionner.
Pourquoi est-il difficile de parler de ce que l’on ressent ?
Dans ces moments-là, parler peut sembler compliqué. On ne trouve pas forcément les mots pour décrire ce qui nous arrive. La honte, la peur de déranger ou de ne pas être compris empêchent parfois de se confier. Pourtant, dire qu’on ne va pas bien est essentiel. C’est la première étape pour aller mieux. Mettre des mots sur sa souffrance permet de ne plus rester seul face à elle et de trouver du soutien.
À qui peut-on demander de l’aide autour de soi ?
Quand la santé mentale se dégrade, il est possible de demander de l’aide à différentes personnes : un membre de la famille en qui on a confiance, une amie, quelqu’un qui nous accompagne, par exemple un éducateur. Ces proches peuvent écouter, poser des questions et aider à comprendre ce qui se passe.
Comment les proches peuvent-ils aider concrètement ?
Que faire quand parler à un proche n’est pas possible ?
Que proposent les lignes d’écoute ?
- SOS Amitié (09 72 39 40 50), propose une écoute téléphonique ainsi qu’un service de discussion par tchat, accessible tous les jours de 13 heures à 3 heures du matin. Également accessible sur www.sosamitie.org Les écoutants ne jugent pas et respectent l’anonymat. Leur rôle est d’offrir une présence, une écoute attentive, sans imposer de solutions.
- Le 3114 est le numéro national de prévention du suicide.
Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il permet de joindre des professionnels de la santé mentale.
Ce service est également disponible par tchat.
Il s’adresse aux personnes en détresse, mais aussi à leurs proches. - Fil Santé Jeunes (0 800 235 236) propose aux jeunes de 12 à 25 ans, écoute et informations par téléphone ou en ligne via le tchat de leur site internet.
- SOS Surdus permet aux personnes sourdes ou malentendantes de communiquer en langue des signes ou par écrit.
- Les familles peuvent également être soutenues par Écoute Famille UNAFAM (01 42 63 03 03), ligne dédiée aux proches de personnes en souffrance psychique.
Pourquoi demander aussi de l'aide à son médecin traitant ?
Pourquoi demander aussi de l'aide à son médecin traitant ?
Quand consulter un psychiatre ?
Pourquoi s’adresser à un centre médico-psychologique (CMP) ?
Et si j'ai besoin d'une aide en urgence ?
- 15 : Urgence médicale ou Samu
- 112 : numéro d’appel d’urgence valide dans toute l’Union européenne
- 3114 : numéro national de prévention du suicide
- 114 : pour les personnes sourdes, sourdaveugles ou aphasiques ou ayant des difficultés pour communiquer à l’oral (parler ou entendre), il permet de contacter les secours par SMS (en tapant 114 à la place du destinataire), en visio via l’application Urgence114 (sur smartphone et tablette) ou par la page web www.appel.urgence114.fr. Une fois connecté au professionnel aidant, plusieurs modes de communication sont disponibles : vidéo en LSF (langue des signes française), texte/voix ou pictogrammes.
Pourquoi une hospitalisation est-elle parfois nécessaire ?
L’hospitalisation est parfois nécessaire pour protéger la personne et lui apporter des soins adaptés, même si elle n’est pas toujours souhaitée. Cette prise en charge à l’hôpital vise à assurer la sécurité et à stabiliser la situation. Elle peut être décidée par la personne elle-même, par un médecin, en accord le plus souvent avec les proches. Elle peut aussi être imposée par un représentant de l’État. La durée d’hospitalisation dépend de la situation du patient, et varie de quelques jours à plusieurs mois. Au retour à la maison, il est préférable de poursuivre le suivi avec un psychologue, un psychiatre en libéral ou dans un CMP.
Peut-on vivre avec un trouble psychique ?
- Des associations de soutien et d’entraide existent, comme les Groupes d’entraide mutuelle (GEM). Ces lieux permettent de rencontrer d’autres personnes concernées, de partager des expériences et de participer à des activités collectives. Les animateurs y accueillent les participants dans un cadre bienveillant. La liste des GEM en France est disponible sur : www.cnigem.fr.
- La personne peut également se rapprocher d’associations de soutien et d’entraide dans toute la France. Psycom, organisme public d’information sur la santé mentale, recense de nombreuses associations sur son site : https://www.psycom.org/sorienter/les-associations-dentraide/
Psycom.org recense également des lignes gratuites d’écoute et de soutien psychologique (Croix-Rouge, SOS amitié, SOS crise…) classées selon plusieurs critères (âge, profession, région, thèmes, nature du trouble…) : www.psycom.org/sorienter/les-lignes-decoute/
- Des services d’accompagnement, comme les SAVS (service d’accompagnement à la vie sociale) et les SAMSAH (Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés), peuvent également aider à organiser la vie quotidienne, la vie sociale, le travail et les soins. On y accède en contactant la MDPH (maison départementale des personnes handicapées).
Cette BD a été relue et enrichie par le département de la prise en charge des assurés de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM), Dr Eléonore THOMASSET, psychiatre à l’ARSEA et Dr Cédric BORNES, chef du service de médecine somatique du GHU Paris psychiatrie & neurosciences. Cette BD a également été relue par le bureau FALC de l’ESAT de Castelnau le Lez.